5 ans de Sarkozysme, une élection présidentielle dans une poignée de mois, l’heure est au bilan… Et là, il faut reconnaitre au président Sarkozy un prompt acharnement à vouloir toujours sauver la planète. Grenelle de l’environnement, moralisation de la vie économique, fin des parachutes dorés, interdiction des paradis fiscaux, sauvetage de l’Europe, ces cinq dernières années auront vu passer beaucoup d’annonces, mais au final beaucoup d’agitation pour… Rien… Ah si quand même, il s’est passé quelque chose de majeur! Notre président a tellement creusé les déficits publics que l’agence Standard & Poor’s s’est finalement décidée, ce vendredi 13 janvier, à dégrader le triple A français. A 100 jours des présidentielles, ou comment s’inviter dans les débats de campagne?

Petit retour sur les événements, en bande dessinée…

caricature de Nicolas Sarkozy: L'écologie et le grenelle de l'environnement - Le bilanCaricature de Nicolas Sarkozy: La crise des subprimes contre le grenelle de l'environnement - Le bilanLe bilan de Nicolas Sarkozy en dessin: La crise des subprimes et le grenelle de l'environnement - Moraliser le capitalisme
Dessin de nicolas sarkozy et daniel bouton: Le renflouement de la société générale
Nicolas Sarkozy ne peut moraliser le capitalisme libéral pour cause de dette publique - Dessin société générale
Sarkozy endette la france, et la maintient sous perfusion
Caricature en bande dessinee de Nicolas Sarkozy et Daniel Bouton en parachute dore de la societe generale
caricature-sarkozy-Nicolas Sarkozy et standard & Poor's - Caricature de yazan

Dessin de Standard and Poor's enlevant son triple A à la franceQu’il est amusant de constater à quel point 5 ans de pouvoir ont réduit les ambitions présidentielles! Partis d’un « sauvons la planète », un petit crochet par « sauvons l’Europe », nous voici arrivés sur un petit « sauvons la France ». D’ici à ce qu’il ne se contente plus que du fatal « sauvez ma peau »,  il n’y a qu’un pas… Mai 2012…

Mais n’espérez pas que son remplaçant socialiste ne soit plus apte à changer la donne économique. Ces deux là baisseront toujours leur pantalon sans vergogne face au moindre lobby frappant au portillon (voyez comme François Hollande changea rapidement sa veste de côté aussitôt son accord signé avec les verts sur simple demande d’Areva ).

Aussi longtemps que les banques, les multinationales, et même les agences de notations seront la propriété d’un cercle très confidentiel de puissants financiers,  les États ne pourront lutter. Ces nouveaux maitres du monde ont tellement engrangé qu’ils se permettent désormais de dicter leurs règles aux nations, et les agences de notation sont leur bras armé: « Renflouez nos banques ou on vous dégrade votre notation… Réduisez vos droits sociaux afin de relancer notre économie ou on vous dégrade… Attention, car si on vous dégrade, l’argent que vous empruntez auprès de nos banques va vous coûter beaucoup plus cher… » Tout ça pour ça…

Et pour ceux (ou celle) qui clament haut et fort que l’Europe et sa monnaie seraient la cause de tous nos maux, il sera toujours bon de rappeler qu’il s’agit d’un problème mondial. Une nouvelle forme de dictature subtile contre laquelle tout isolement ne fera que nous affaiblir. Sortir de l’euro? C’est exactement ce que souhaitent les milieux financiers! Si les européens pouvaient comprendre qu’une monnaie commune n’est rien sans puissance économique pour la soutenir, il serait possible de riposter aux attaques spéculatives menées contre l’Euro. Alors seulement, l’Europe, forte de sa position de première puissance économique mondiale, pourrait imposer sa vision.

Ce n’est pas parce que les rouages administratifs européens ont mal été conçus que la seule solution consiste à battre en retraite. Bien au contraire, l’Europe est notre seule chance, mais il appartient aux peuples de s’en saisir pour la changer, l’améliorer. Demain, il sera trop tard…

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