Ce 29 janvier, le parquet a fait appel du jugement porté dans l’affaire Clearstream. Et Dominique De Villepin, qui va être contraint de se représenter devant la justice, accuse Nicolas Sarkozy d’être à l’origine de cette décision. Il aurait pourtant été sain de s’arrêter là. Faire appel revient à créer une suspicion sur l’indépendance de la justice. Elle n’en avait pas besoin. Ce n’est pas la disparition annoncée du juge d’instruction qui va nous rassurer.

Si Nicolas Sarkozy a réellement influencé le choix du procureur, c’est là une grossière erreur politique. Ce président a noué des relations inédites et controversées avec la justice. Il a l’attaque facile, pour une poupée vaudou, un droit à l’image publicitaire, un piratage de compte bancaire… Et dans le contexte d’anti-sarkosisme ambiant, quand le président perd un procès, ce ne peut que servir Dominique De Villepin dans sa popularité.
Si l’ex-premier ministre résiste à cette seconde offensife, il en deviendra un présidentiable certain.




